IVRAF FO 154: Doua Bantang (marigot)

De wiki_fatick_inventaire
Révision de 19 juin 2014 à 18:33 par Niasse (discuter | contributions)

(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher
Légende de l'image

Références du dossier documentaire

Numéro du dossier

IVRAF_FO_0154

Date d'enquête

20/11/2013

Nom et prénom de l'enquêteur

WADE Mame Coumba

Désignation

Dénomination(s) actuelle(s)

Marigot

Appellations successives

«Dua bantang» (Doua Bantang): fromager des vautours

Type de patrimoine

Patrimoine matériel

Thématique

Localisation

Département

Foundiougne

Communauté Rurale

Toubacouta

Village

Toubacouta

Adresse

Quartier : Doumassou

Références cadastrales (le cas échéant)

Section :.......... N° parcelle(s) :..........

Géolocalisation

Latitude :13°46’58 Nord

Longitude:16°28’26 Ouest


Historique et description

Acteur(s)

Inconnu

Date/période de réalisation

Avant 1835

Historique

Lors de la fondation du village de Toubacouta, les habitants avaient trouvés sur place une source d’eau douce qui sera dénommée plus tard «Doua Bantang». A cette époque, le Sénégal ne disposait pas de beaucoup de forages et, la nappe étant très basse, les puits tarissaient trop vite ; il y avait alors dans le village ce marigot qui était rempli en toutes saisons.

Du fait du niveau bas de la nappe souterraine et du tarissement précoce des puits, dans la zone, «Doua Bantang» occupait une fonction vitale dans le village en fournissant une eau de bonne qualité capable de satisfaire tous les besoins des populations locales. Au début des années 70, le marigot connut un assèchement spectaculaire du fait de la longue période de sécheresse qu’a connue le Sénégal.

Ainsi, malgré le retour de la pluviométrie, les populations préférèrent ne plus s’approvisionner à «Doua Batang» à cause de l’installation d’un forage dans le village depuis une trentaine d’années.

Considérée comme un marigot par les villageois, cette source d’eau douce fut entourée par de grands fromagers sur lesquels se nichaient un nombre important de vautours d’où le nom «Dua» (vautour) «Batang» (fromager) qui signifie fromager à vautour.

Toutefois, l’endroit avait la réputation d’abriter des Djinns à tel point que personne n’osait y mettre les pieds au delà de dix neuf heures (19h).

Actuellement, cette eau douce et limpide reste l’apanage des bergers qui s’en servent pour l’abreuvement de leur bétail parce que le marigot n’est plus utilisé par la population locale.


Description

Situé au niveau du village de Toubacouta, précisément, au niveau du quartier Doumassou, «Doua Bantang» est un marigot dont la source impressionne tous les habitants du village.

Toutefois, le marigot se trouve au milieu d’un décor végétatif plus ou moins touffu, dominé par un tapis herbacé très dense et de grands fromagers, retrouvés de part et d’autre du site. Malgré la douceur du site, les vautours ont complètement disparu de la zone laissant la place à de petits oiseaux qui survolent le milieu en longueur de journée.

L’eau du «Doua Bantang» est une source réputée pour sa limpidité et sa douceur du fait qu’elle jaillit d’une roche.

Aujourd’hui, cette source qui était destinée à différents usages avait fait le bonheur tous les habitants de Toubacouta. Aujourd’hui, ce marigot intarissable est destiné uniquement à l’abreuvement du bétail.

Croquis (le cas échéant)

De l’ensemble patrimonial et/ou de sa position dans son environnement

État sanitaire

Bon

Valeur patrimoniale :

Lieux associés (autour de la même thématique)

Culture(s) orale(s) en lien avec l'ensemble patrimonial

Légende(s) et/ou mythe(s) associé(s)

Légende des 1000 poussins : « au delà de 19 heures toute une personne qui s’aventurait à « Dua bantang », risquait de rencontrer le plus souvent une poule avec près de 1000 poussins autour » DIOUF Tahirou

Légende du véhicule : « A certaines heures de la journée ou du crépuscule, toute personne fréquentant le « Dua » pouvait voir derrière elle une lumière correspondant à des phares de véhicule. Une fois qu’elle se retournait pour céder le passage, la lumière disparaissait aussitôt ». Diouf Tahirou

Anecdote(s), discours, impression(s)sur l'ensemble patrimonial

Anecdote : « Dans les villages de Toubacouta et de Bani, on entendait souvent du «séruba » (rythme et dance chez les mandingues) provenant du Dua. Les habitants prirent la direction du lieu de provenance des sons dans l’intention de prendre part à la fête. Finalement les habitants des deux villages se rencontrèrent sans pour autant assister à un Séruba. On raconte que ce sont les Djinns (êtres, génies invisibles) qui battaient le tam-tam à « Doua Bantang » et qu’aucune personne humaine ne pouvait y pendre part. » DIOUF Tahirou

Utilisation(s) actuelle(s)de l'ensemble patrimonial

Fonction(s) initiale(s) : Marigot destiné à tout usage

Utilisation(s) actuelle(s) : Marigot destiné à l’abreuvage du bétail

Statut et signification actuelle de l'ensemble patrimonial

Statut : Propriété publique du village de Toubacouta

Signification actuelle: selon Tahirou Diouf, le « Doua Bantang » n’a plus cette grande valeur patrimoniale du fait qu’il ne sert plus qu’à l’abreuvage du bétail

Informations complémentaires sur l'ensemble patrimonial

Sources

Bibliographie

Tradition orale

DIOUF Tahirou, auxiliaire de justice à la retraite, Notable, Toubacouta

DIENG Mamadou, guide touristique, Toubacouta

Sources écrites

Illustrations

Photographies actuelles

Sous plusieurs angles, si justifié

Documents anciens (photographies, peintures, gravures...)

 Préciser le(s) lieu(x) de conservation, y compris dans le cas de collections personnelles

Dessins/croquis